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À l’assaut des gaz COV à l’aide de plantes

2017-10-04T10:49:49+00:00 Par |Recherche, Application|

La conviction de l’influence bénéfique de la végétation sur la salubrité du climat croît de plus de plus d’ampleur. Cette adhésion concerne non seulement les professionnels des plantes mais aussi des experts travaillant à la conception et à la réalisation de bâtiments. Ainsi Marius Ballieux : cet architecte a mis au point la paroi végétale Green Air Cleaner© qui combat activement les composés organiques volatiles (COV) dans les immeubles.

 

Ballieux se propose de construire des environnements conviviaux au climat intérieur sain. L’entreprise qu’il a fondée spécialement à cet effet, la IB kwadraat et où il a créé un système d’aération et de purification de l’air se caractérise par une paroi végétale. Diverses entreprises, dont Van der Tol Hoveniers, Nieuwkoop de Kwakel, FloraHolland, Waterdrinker, Stichting Innovatie Glastuinbouw, PRIVA, Association professionnelle VHG et Into Green ont participé à la création de ce système. Les premiers résultats des tests sur prototype ont été divulgués récemment et qualifiés d’encourageants.

Vapeurs COV nuisibles

Le climat intérieur de nombreux bâtiments n’a pas encore atteint son niveau sain et cela, malgré tous les efforts des architectes et des constructeurs. Il y fait souvent ou trop chaud, ou trop froid. L’air y est pollué, il y a trop de courants d’air. Tous ces inconvénients sont dans de nombreux cas à l’origine de malaises soufferts par le personnel de bureau : nausées, maux de tête ou même, palpitations cardiaques, voire, effets nocifs permanents sur la santé. Une des principales causes des maux étant l’exposition aux composés organiques volatils (COV). Ces substances sont intégrées dans les matériaux de construction, les moquettes, les peintures, les colles sans oublier toute une diversité de produits de nettoyage. La quasi-totalité de la population aux Pays-Bas se trouve exposée – pour causes professionnelles ou autres – aux vapeurs nuisibles des COV.

Capacité d’absorption des plantes

L’utilisation de plantes pour l’amélioration de la qualité de l’air en bâtiment n’est pas chose nouvelle. On sait que les végétaux absorbent de façon très effective les substances nuisibles dans l’air et qu’ils améliorent l’humidité relative de l’air. À présent, il faut apprendre à intégrer les végétaux à un système climatique. Combien de plantes faut-il ? Quels genres de plantes ? Quelles sont les conditions de fonctionnement optimales ? Les constatations de Ballieux et de ses partenaires nous aident à mieux entrevoir la situation.

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Le dispositif d’essai

Le prototype du Green Air Cleaner© est formé d’une paroi végétale de 144 plantes, dont : Spatiphyllum (15 exemplaires), Scinapsus aureus (36 exemplaires), Aglaomorpha coronans (20 exemplaires) et Aglaonema Christina (24 exemplaires). Le choix des plantes, basé sur des résultats d’essais antérieurs à l’aide de variétés végétales individuelles, vise à une absorption maximale des gaz COV. Les plantes sont posées dans un bac équipé d’une pompe et elles sont arrosées une fois par semaine pendant 15 minutes. L’ensemble est placé en espace clos permettant de bien contrôler et régler la température, la lumière, l’humidité de l’air et l’aération.

Les résultats

Une fois la mesure de référence effectuée, on diffuse un gaz COV composé d’alcanes et d’hydrocarbures cycliques. 9,5 heures plus tard, la quantité apportée de 60 ppm est réduite de moitié. La valeur standard de 15 ppm sera atteinte à l’issue de 28 heures. Un deuxième essai consiste à l’apport d’un gaz COV composé de méthane et d’urée ; il suffira de 3 heures seulement pour réduire de moitié cette quantité. 13,5 heures plus tard, la valeur standard de 15 ppm est atteinte. Les gaz utilisés font partie des gaz COV les plus courants, étant bien entendu que nous avons opté pour la composition la plus nocive. Une circulation d’air interne produite par un ventilateur a été effectuée durant l’expérience.

Les essais révèlent que la paroi végétale utilisée est en mesure d’améliorer considérablement la qualité de l’air, surtout si l’on tient compte de la lourdeur des gaz polluants. Les résultats obtenus sont pour Ballieux extrêmement positifs : « Surtout si l’on considère la lourdeur et la toxicité des gaz dont nous nous sommes servis. Ce genre de concentrations ne survient dans la vie courante que dans des cas exceptionnels. La concentration et la composition d’un gaz VOC varie en fonction de la situation, car elles dépendent des matériaux présents dans l’espace. »

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Les essais dans la pratique

Bien évidemment, on s’interrogera sur les prestations de la paroi végétale dans la pratique. Quelle sera, par exemple, la capacité en plus grand espace, dans une classe par exemple ? Les chercheurs en sont conscients et ils conseillent dès lors de tester le prototype dans des cas pratiques aussi variés que possible. « Les plantes ne sont pas des appareils qui opèrent de façon évidente et constante, » précise Ballieux. « Il s’agit d’organismes vivants et leur fonctionnement dépend des conditions dans l’espace intérieur. Ces circonstances peuvent, on le comprend, varier en fonction des situations. Mais au bout du compte, les expériences pratiques sont déterminantes. » Leur suite se manifestera plus clairement d’ici peu. Un premier essai est en cours depuis août dernier au B.Amsterdam qui, avec ses 18 000 m2, est le principal écosystème réservé aux projets innovants comprenant des bureaux, des ateliers, des salles d’événements , un restaurant, une école de sport, un jardin sur toit etc… « Les parois végétales y constituent des éléments d’une recherche plus étendue sur les activités possibles visant à optimiser l’expérience dans l’immeuble et réduire l’absentéisme dû aux maladies, » selon Ballieux. Les résultats seront divulgués dans quelques mois

À propos de l'auteur:

Ik ben sinds 1994 zelfstandig tekstschrijver. Ik schrijf over groen, het groenvak, over afval scheiden en waterzuivering, maar ook over ICT-oplossingen en onderwijs. Voor professional en consument. Complexe materie vertalen naar toegankelijke, begrijpelijke taal, dat doe ik het liefst.

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