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//Voici le champion dans les catégories Purification de l’air et Traitement des ordures

Voici le champion dans les catégories Purification de l’air et Traitement des ordures

2017-10-05T14:09:21+00:00 Par |Application|

Les plantes sont capables d’absorber les composés organiques volatiles et de les convertir en aliments. On sait depuis longtemps déjà que les plantes peuvent absorber certaines substances grâce aux pores foliaires. Les scientifiques s’intéressent ces dernières années au fonctionnement extraordinaire des parties sous-terraines des végétaux. On a découvert que les racines absorbent de petites quantités de substances toxiques. Mais il y a un aspect encore plus intéressant : Les bactéries présentes dans le sol et dans les terreaux débarrassent l’air d’éléments nocifs et cela, 24 heures sur 24 !

 

Les plantes purifient l’air

Avez-vous de nombreuses plantes d’intérieur ? Elles allient l’utile à l’agréable : Elles sont esthétiques et très salubres. On ne s’en rend pas compte, mais les composés organiques volatiles tels que le benzène et le formaldéhyde sont choses courantes dans la maison. Ces substances nocives se trouvent dans les vêtements, par exemple, mais aussi dans le mobilier et la moquette et la qualité de l’air dans les maisons, les bureaux et les écoles s’en trouve souvent affectée.

Il en résulte une baisse de concentration ou des maux de tête. D’où l’importance d’un climat intérieur sain. Les plantes nous aideront : Nous savons en effet qu’elles ont le pouvoir d’absorber ces substances toxiques et donc, de purifier l’air. Les déchets deviennent des aliments pour les plantes d’intérieur ; En retour, ils nous donnent de l’oxygène et de l’air pur. Mais… Comment expliquer ce processus ? Dans quelles parties de la plante se trouvent ces filtres ? Se cachent-ils dans les feuilles, les tiges ou les racines ? Est-il question d’une autre force inconnue ?

 

Comment les feuilles et les tiges purifient-elles l’air ?

Pendant longtemps, les chercheurs se sont concentrés sur les parties aériennes de la plante. On s’aperçut ainsi que les feuilles et les tiges comportent des pores. Ces stomates situés sur les feuilles absorbent les substances toxiques présentes dans l’air. Plus il y a de stomates, plus la plante purifiera l’air (lire plus d’infos sur le fonctionnement des végétaux). En vertu d’une étude égyptienne de 2012, la phalangère (Chlorophytum comosum) et la fleur de lune (Spathiphyllum) absorbent bien les substances organiques volatiles de l’air, chose que ces plantes font à l’aide de leurs stomates. D’autres plantes captent même (en quantité limitée) les éléments toxiques dans la couche de cire épicutilaire. La plante est donc parfaitement capable de transformer une bonne quantité de substances toxiques à la surface du sol.

 

Mais il n’y a pas que le feuillage ! La science s’intéresse de plus en plus ces dernières années aux vertus purificatrices que la plante cache sous terre. Et là, surprise… En absorbant une petite quantité de substances toxiques, les racines purifient l’air. Mais ce sont surtout les bactéries et les moisissures qui vivent autour des racines (les micro-organismes de la rhizosphère) qui font le gros travail en réduisant les substances toxiques en liaisons inoffensives.

L’écosystème, champion de la purification de l’air

Dans le cadre d’une étude sud-coréenne de 2008 sur la contribution des parties aériennes et souterraines de la plante au niveau du filtrage de la substance formaldéhyde, deux sortes de plantes en pot ont été comparées nuit et jour. On les posa dans une pièce étanche où elles furent exposées à une certaine dose du produit toxique. La partie souterraine de la plante, la zone radicale, livra les meilleurs résultats en matière d’absorption de la substance toxique. En effet, les micro-organismes proches des racines fonctionnent de jour autant que de nuit. Les feuilles de la plante s’offrent une petite sieste tandis que les moisissures et les bactéries sous terre continuent à purifier l’air. Autrement dit : Le feuillage est en pleine activité de jour et la vie du sol contribue à 50% (1:1) à la purification de l’air. Par contre, les rapports sont tout à fait renversés de nuit : Les feuilles sont alors pratiquement inactives mais les microorganismes dans le sol poursuivent leur œuvre et sont même encore plus actifs.

air purification by aerial plant parts and root-zones of plants

Partout des bactéries

Les occupations nocturnes des bactéries ne sont pas la seule découverte intéressante relative à la vie du sol. Une étude menée en 1993 par Wolverton nous apprend en effet que plus les microorganismes sont exposés à l’air pollué, plus ils sont capables de le purifier. Non seulement travaillent-ils 24/7, mais ils perfectionnent aussi leurs facultés de rejeter les substances toxiques dans le climat intérieur.

 

À noter que certaines bactéries ne purifient pas l’air ; Par contre, elles aident la plante à mieux digérer les substances toxiques. D’autres bactéries détruisent de facto les éléments toxiques. On recense ainsi 7 souches de bactéries sur la plante Golden Pothos. Qui plus est, on constate qu’une seule souche de bactérie est capable d’extraire 86% du produit toxique formaldéhyde en 24 heures.

Les plantes et leurs micro-organismes sont donc interdépendants. La plante donne aux bactéries et aux moisissures leurs sucres quotidiens, en échange de quoi la vie du sol fournit des minéraux et d’autres substances nutritives. Les plantes secrètent un suc particulier qui attire les bactéries. Il en résulte que la rhizosphère compte 100 à 1000 fois plus de bactéries que tout autre sol dénué de végétation. Ce phénomène ne se limite pas au jardin extérieur. Il se passe exactement la même chose dans le terreau des plantes d’intérieur. Parallèlement, ces sucs végétaux stimulent les bactéries de la rhizosphère à améliorer la dégradation biologique de la pollution du sol.

 

scheme

PM : Particulate Matter = particules fines
VOC’s: Composés organiques volatils (COV)
IAP : Indoor Air Pollution = pollution de l’air intérieur (PAI)
Source : www.mdpi.com

 

Les bactéries vivent sous terre. Mais saviez-vous que les feuilles et les tiges des plantes regorgent elles aussi de ces agents de purification invisibles ? Une recherche belgo-polonaise de 2015 se concentre spécifiquement sur les interactions entre les végétaux et les microbes pour l’assainissement de l’air. Et les chercheurs de constater l’énorme potentiel inexploité dans la symbiose des plantes et des microbes tels que les bactéries et les moisissures. Ils classent cet effet purificateur des plantes « phytoremédiation » : une technique qui a recours aux plantes pour assainir un environnement pollué.

 

La phytoremédiation, son fonctionnement

Maintes techniques permettent à certaines plantes et à leur vie du sol de purifier leur environnement. Certaines plantes sont capables de soutirer les substances chimiques du sol et des eaux souterraines et de les transformer. D’autres spécimens ont la faculté d’assainir l’eau ou l’air.

 

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Présentation schématique des microorganismes chargés de s’occuper de la purification de l’air sur les plantes et dans leurs alentours : la phytoremédiation. (source : www.mdpi.com)

 

Les plantes peuvent contribuer à la diminution de la pollution à l’aide de divers processus naturels :

  • Les plantes sont capables de retenir les pollutions aux niveaux des racines, des tiges et des feuilles.
  • Elles ont la faculté de transformer les substances toxiques en éléments moins nocifs dans la plante et dans la zone radicale.
  • Elles peuvent transformer les substances nocives en gaz qu’elles dégageront dans l’air.
  • Elles ont le pouvoir de fixer les éléments nocifs à même leurs racines, à l’endroit où les microorganismes telles les bactéries les décomposent avant de les transformer en éléments moins nocifs.
  • Enfin : Plantes et bactéries sont également capables d’absorber des substances organiques présentes dans l’air et d’améliorer ainsi la qualité de l’air.

 

drawing trees cleaning water

Source: https://clu-in.org/download/Citizens/a_citizens_guide_to_phytoremediation.pdf

Pour en revenir aux plantes d’intérieur…

Les plantes en pot ne sont généralement pas en contact avec les sols ou encore, avec les eaux de la nappe phréatique. Dans le cas du climat intérieur, on se sert surtout du dernier processus naturel de la phytoremédiation : la purification de l’air. La vie de sol joue un rôle capital dans ce processus.

 

Toute plante vivant en symbiose avec certaines bactéries et moisissures peut contribuer de façon importante à la pureté de l’air et à la salubrité climatique, certes, mais aussi, à la propreté du sol et de l’eau. Les feuilles, les tiges et les racines font des efforts gigantesques, mais… les résultats sont vraiment positifs quand les moisissures et les bactéries du sous-sol participent au processus. Les microorganismes (les bactéries par exemple) présents dans la terre et en surface sont les vainqueurs suprêmes en matière de purification des alentours. On comprend donc que la phytoremédiation est une technique prometteuse pour ce qui est de la purification de l’environnement souillé, en appartement et dehors.

 

Documentation

À propos de l'auteur:

Auteure spécialisée dans le monde durable et vert, et j’écris des articles pour Into Green.

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